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Biographie : comment préparer le travail d’écriture

Vous souhaitez écrire votre biographie et/ou en confier la mise en œuvre à la plume d’un écrivain public ? Quelles sont les étapes à envisager avant de vous lancer dans l’aventure de votre vie. En clair, comment préparer le terrain de l’écriture.

1.- Collecter les infos

Vous pensez connaître votre vie, et certainement, nul ne la connaît mieux que vous. Mais il ne faut pas renoncer pour autant à vous appuyer sur toutes sortes de documents. Vous pouvez les glaner chez vous ou chez des proches à qui vous aurez parlé de votre démarche : lettres, agendas, livres de cuisine, diplômes, papiers officiels, albums photos. Fouillez caves et grenier et interrogez votre ascendance.

Par la suite, pour préparer les entretiens avec l’écrivain public et avancer plus vite, je conseille de prendre des notes au fil de la semaine qui a précédé. Inutile de faire de grandes phrases (je m’en charge, haha) mais quelques mots pense-bête pourront relancer la discussion.

2.- Trouver un angle

Qui trop embrasse mal étreint. Certes vous avez eu une vie riche, mais toutes les périodes ne sont peut-être pas dignes que l’on s’y attarde de la même façon. Vous pouvez peut-être choisir de vous concentrer sur une période édifiante (l’enfance), une thématique (ma vie de soldat.e), un événement majeur (la naissance de mes enfants, mes combats pendant la guerre)…

Se concentrer sur les messages importants que l’on souhaite transmettre - et s’y tenir - peut aider dans la rédaction.

3.- Quel plan ?

Faisons simple, le plan chronologique est le plus adapté au récit de vie. On commence par évoquer les aïeux, parler des parents, décrire l’enfance, les études, le travail, le mariage… Cependant, pour aérer le récit et lui redonner un peu de peps, il n’est pas interdit, de temps en temps, de glisser quelques incises temporelles.

On peut rappeler le passé : « Déjà, tout petit, j’adorais aider ma grand-mère dans la cuisine » et hop, voilà le flash-back qui explique comment on est devenu un.e chef.fe de grande renommée.

On peut se projeter dans l’avenir pour allécher le lecteur et lui donner de lire la suite : « Ce chien, moribond, que j’ai recueilli bien mal en point, devait vivre plus de vingt ans à mes côtés ».

4.- Le travail de relecture

J’en ai déjà parlé par ailleurs, mais « vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage », disait Boileau. Et il avait bigrement raison. Non seulement il faut se relire, se relire et se relire, mais en plus, il faut laisser « pauser/poser » le texte avant de le reprendre. Prendre le temps de la relecture. Les axes d’améliorations arrivent tous seuls. C’est presque miraculeux. C’est un travail à réaliser à deux : l’écrivain et le narrateur doivent s’y coller conjointement. Il n’en sortira que du mieux.

5.- Les photos ou documents

Certes, quand on écrit on « donne à voir ». Et c’est à l’écrivain public de faire le job : « la maison de ma grand-mère était nichée au fond d’une allée sombre, taillée dans le granit et comprenant seulement deux pièces flanquées de deux étroites fenêtres sans volet »… Mais quelques photos bien choisies et ajoutées au bon moment au fil des pages seront très appréciées de vos lecteurs. Ne pas hésiter à en intercaler quelques-unes parmi les plus parlantes : photo de mariage des parents, photo de classe, les frères et sœurs rassemblés, la maison de vacances, le cheval, le chien, l’uniforme du soldat, la robe de l’avocat…

Les photos permettront, en outre, d’alléger le texte. De même que les paragraphes, les chapitres, les intertitres et les aérations diverses et variées qu’il ne faudra pas négliger.

En exergue, on pensera également à une dédicace ou une citation qui nous représente.

Quoi qu’il en soit, pas question de rendre un bloc compact et indigeste.

6.- Préparer la mise en page

Enfin, une fois le texte rédigé et relu, les photos choisies, les chapitres définis, il faudra songer à l’impression. Le document devra être converti (généralement en PDF) de façon à pouvoir être envoyé à l’imprimeur. Il faudra aussi définir… le nombre d’exemplaires, l’allure de la couverture, la « quatrième de couv’ », c’est à dire le petit texte en dernière page du livre pour « donner envie » de s’y atteler. Et voilà !

Au-delà de ces conseils « techniques », une biographie réussie c’est aussi, je pourrais même dire c’est, avant tout, une biographie sincère. Où le lecteur vous découvrira aussi avec vos failles, vos doutes, vos regrets, vos espoirs, vos fous-rires, tout l’éventail des émotions qui font… la vie.


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