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Lettres d'amour ? Ou pas...

Je suis souvent étonnée de voir à quel point le métier d’écrivain public est, finalement, si peu connu du grand-public. On me demande fréquemment « en quoi ça consiste ». Ma réponse suscite de l’intérêt, voire de la surprise. Et c’est vrai que ce métier réserve bien des étonnements.


Quand j’ai démarré, il y a quelques années, je me faisais une idée de la fonction, évidemment. Je ne cesse, depuis, de faire des pas de côté. Rien ne se passe tout à fait comme prévu. C’est toujours différent, souvent émouvant, parfois amusant et sacrément enrichissant. Oui, j’adore les adverbes.


Un exemple, une partie du métier consiste en la rédaction de lettres pour des personnes maîtrisant mal le français ou noyés sous le jargon administrativo-judiciaire. J’ai écrit des courriers pour des juges d’instruction, des employeurs, des ex-conjoint.e.s, des ambassades… Je pensais, un peu naïvement, que, peut-être, on me demanderait, un jour, des lettres d’amour. Ça ne s’est pas produit… encore.


En revanche, et ça s’en rapproche beaucoup, il m’a été demandé deux fois de rédiger des discours pour des mariages. Je n’avais pas pensé à cette possibilité, mais j’ai été ravie qu’on me contacte pour ce travail. La mère du marié qui a « plein de choses à dire » sur son fils mais ne sait par où commencer ni de quelle façon les part

ager… La meilleure copine, qui doit prendre la parole en tant que témoin et qui a du mal à voir comment elle va pouvoir parler de son amie d’enfance avec légèreté. J’ai adoré faire ça.


Ce métier recèle bien des (heureuses) surprises, très probablement parce qu’il place la personne au cœur de ce qui se joue. Et c’est tant mieux. Chaque nouvelle rencontre est une découverte. Rien ne va jamais tout à fait là où on l’avait imaginé. Et c’est très bien comme ça.




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